Cor

Le cor d’harmonie est un instrument à vent de la famille des cuivres. C’est la version moderne du cor à pistons inventé au xixe siècle sur la base du cor naturel.

Il est caractérisé par son embouchure, sa perce conique qui lui confère un son doux et riche en harmoniques, son large pavillon et un ensemble de pistons permettant à l’exécutant de modifier instantanément la longueur, et donc l’accord, de l’instrument.

Le musicien qui joue du cor est un corniste (à ne pas confondre avec le cornettiste qui joue du cornet à piston ou le choriste qui fait partie d’une chorale).

Le cor moderne ou cor d’harmonie est présent dans les orchestres symphoniques, de nombreux ensembles de musique de chambre et dans les orchestres d’harmonie ; il est par ailleurs souvent sollicité dans les musiques de films de toutes sortes, pour les dessins animés et les bruitages. Il est utilisé plus rarement dans le jazz.

L’embouchure du cor1 est de petite taille et de forme intérieure conique, différente de celles de la trompette et du trombone qui sont hémisphériques et plus larges. Cette forme conique se retrouve tout le long du tube jusqu’au niveau du pavillon, tout comme le sont le cornet à piston ou les saxhorns. Cette perce donne de la douceur au son, contrairement à la perce cylindrique des cuivres comme la trompette, qui produit un son plus brillant.

Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l’embouchure. Sa main gauche active trois ou quatre palettes (ou plus rarement pistons), pour changer la hauteur du son. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l’instrument. Elle permet également d’arrondir le son, d’en corriger la hauteur ou d’effectuer des sons bouchés. L’instrumentiste peut aussi être amené à utiliser une sourdine placée dans le pavillon pour obtenir un timbre plus sourd, mais pas forcément dans le but d’atténuer le son.

  1. Embouchure : Pièce en forme d’entonnoir, caractéristique des instruments de la famille des cuivres, sur laquelle le musicien pose les lèvres pour les faire vibrer.
  2. branche principale ou branche d’embouchure : début du tube du cor sur lequel se fixe l’embouchure.
  3. Patte d’oie (optionnel) : La patte d’oie permet de bloquer tout glissement de l’instrument dans la main, en prenant appui sur le côté de la main entre le pouce et l’index. Il existe un autre dispositif pour maintenir l’instrument : le crochet (voir ci-dessous). La patte d’oie n’est présente que sur les cors modernes.
  4. Palettes : touches sur lesquelles le corniste pose ses doigts. Par un système de tringlerie, les palettes permettent d’actionner les pistons. Les palettes ne sont présentes que sur les instruments ayant des pistons rotatifs ou viennois.
  5. Crochet (optionnel) : second dispositif, avec la patte d’oie, servant à tenir l’instrument. Il empêche l’instrument de glisser en le retenant au petit doigt. L’apparition du crochet est plus ancienne que celle de la patte d’oie, et remonte aux premiers cors chromatiques.
  6. Barillets : Pour être plus précis il s’agit de pistons rotatifs. Le barillet est la partie tournante du piston rotatif (non visible).
  7. Clé d’eau (optionnel) : il s’agit du petit clapet permettant de vider l’eau rapidement (la salive qui se dépose tandis que vibrent les lèvres, ainsi que la condensation formée par le souffle au contact du métal). Il tient sans doute son nom par analogie avec les clés des clarinettes, hautbois et autres flûtes.
  8. pavillon peintTonnerre : Il s’agit du début du pavillon. Le tonnerre est donc l’endroit où le tube s’évase, c’est-à-dire là où la conicité du tube, jusque-là constante, se termine. Le diamètre du tonnerre joue sur le timbre de l’instrument.
  9. Pavillon : Extrémité finale du tube par laquelle le son sort. Le pavillon permet d’amplifier le son. Certains pavillons peuvent être dévissables, ce qui facilite le rangement et le transport de l’instrument. Les pavillons peuvent être aussi décorés :
    • d’une peinture à l’intérieur.
    • à l’extérieur par l’ajout d’une guirlande gravée.
  10. Pompes : Section de tube amovible (pour affiner l’accord et pour vider l’eau), mise en jeu par l’ouverture des pistons. Elles sont au cor à pistons ce que les tons sont au cor naturel. À ne pas confondre avec les coulisses d’accord.
  11. Coulisses d’accord : parties de tube mobiles permettant l’ajustement précis de la longueur du tube, c’est-à-dire de l’accord de l’instrument. Sur les cors naturels et sur les cors simples on ne trouve qu’une seule coulisse d’accord. Sur les cors doubles on en trouve soit :
    • trois : une coulisse pour l’accord général, une pour le cor en fa, une pour le cor en si 
    • deux : une pour le cor en fa, une pour le cor en si .
      À ne pas confondre avec les pompes
  12. Porte crayon petit diamètrePorte crayon (optionnel) : petit gadget récent mais bien pratique. Le porte crayon est une double pince en plastique noir qui, d’un côté, se fixe sur l’instrument et de l’autre coince le crayon. Il existe une version petit diamètre pour cors et trompettes et une version gros diamètre pour trombones et tubas.

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