Clarinette

La clarinette est un instrument à vent faisant partie de la famille des bois. C’est un instrument à anche simple. Le son est créé par la vibration de cette dernière contre la lèvre inférieure en soufflant dans le bec. De perce cylindrique (sauf le pavillon), elle a été créée à Nüremberg vers 1690 par l’Allemand Johann Christoph Denner sur la base de son ancêtre le chalumeau. De tous les instruments à vent, la clarinette possède la plus grande tessiture avec trois octaves plus une sixte mineure (45 notes).

Elle se décline en une famille d’instruments dits transpositeurs, depuis la clarinette contrebasse jusqu’à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l’étendue d’un orchestre symphonique. 

La famille des clarinettes

Si la grande famille des clarinettes est surtout connue par la clarinette en sib système Boehm, il existe également de nombreux autres membres que les compositeurs contemporains mettent aujourd’hui à l’honneur.


Découverte de la famille des clarinettes de la plus aiguë à la plus grave.

  • 1 – Petite clarinette en Mib : Berlioz a su en tirer le meilleur dans sa Symphonie fantastique. Elle nécessite tout de même une solide technique car son aigu n’est accessible qu’avec des doigtés spéciaux. Ce que l’on aime le plus chez elle est la qualité de son timbre dans le registre aigu.
  • 2 – Petite clarinette en Ut : aujourd’hui, elle n’a plus les faveurs des clarinettistes qui lui préfèrent la Sib. Elle est parfois utilisée comme instrument d’étude. Elle sut pourtant séduire Franz Liszt dans Faust (symphonie avec choeurs) tout autant que Richard Strauss dans Le Chevalier à la rose.
  • 3 – Clarinette en Sib : C’est la plus utilisée. Elle allie brillance, éloquence, rondeur et luminosité et se révèle très intime avec les bois et les cordes. Son immense virtuosité lui fait décrocher de nombreux rôles solistes, aussi bien dans le classique, le jazz, que dans le contemporain.
  • 4 – Clarinette en La : Elle est très familière aux fervents de la Sib qui lui reconnaissent une intimité de couleur empreinte d’une exquise suavité, renforcée d’une très belle profondeur de timbre. Elle a su faire une place de choix dans la musique de chambre de Mozart et de Brahms.
  • 5 – Clarinette en La de Basset : Elle reprend la configuration de la clarinette en La avec la particularité de proposer une extension à l’Ut grave. Elle est particulièrement appréciée dans , l’interprétation du Quintette pour clarinette et cordes de Mozart K 581, mais reste néanmoins très rare.
  • 6 – Clarinette Alto en Mib : L’alto en Mib se distingue des autres clarinettes par la présence d’un bocal métallique incurvé et d’un pavillon en métal recourbé, comme c’est déjà le cas avec le cor de basset. Il s’agit d’un instrument très sollicité et très apprécié dans la musique de chambre.
  • 7 – Cor de Basset en Fa : Il fut magnifiquement adopté par Mozart, mais de grands compositeurs comme Boulez ou Stockhausen ont composé pour cet instrument au timbre lumineux et emprunt de magie
  • 8 – Clarinette basse en Sib : Son bocal est coudé et son pavillon plus important, tandis que son grave fait autorité et se conjugue à merveille aux bois et aux cordes dans le jazz et le contemporain. Il existe deux modèles de basse : l’un descendant au Mib grave et l’autre à l’Ut grave.
  • 9 – Clarinette contrebasse en Sib : Sa forme la distingue des autres clarinettes : elle est enroulée sur elle-même et sa longueur totale est de 2,31 m. Fabriquée en métal et en bois, elle sonne à l’octave grave de la basse en Sib. Les compositeurs lui font une place de plus en plus grande.

À l’exception des percussions, la clarinette est l’instrument qui possède la plus grande famille. Elle est donc logiquement présente aussi bien en musique de chambre que dans l’orchestre symphonique ou dans l’orchestre d’harmonie au sein duquel elle tient le rôle principal.

L’instrument le plus fréquemment utilisé est la clarinette soprano en Sib.

  • La clarinette basse et la petite clarinette Mib (ainsi que la clarinette alto en Mib dans certains pays) ont aussi une place de choix au sein de l’orchestre, et depuis l’avènement du jazz, la clarinette basse s’est démocratisée.
  • La clarinette en LA est essentiellement utilisée dans la musique symphonique, tandis que les clarinettes et UT et en SOL se retrouvent dans les musiques populaires et traditionnelles (Europe de l’Est, Balkans, Turquie principalement).
  • Le cor de basset en FA, quant à lui, garde un rôle de soliste assez restreint.

Les autres représentants de la famille ne sont plus guère utilisés aujourd’hui que dans les orchestres de clarinettes, la formation quatuor très prisée n’étant composée que de trois clarinettes soprano et d’une basse…

Sa tessiture très étendue, la richesse de ses timbres changeants selon les registres utilisés, ses nombreuses possibilités techniques et sa large palette sonore  ont inspiré de nombreux compositeurs,  offrant ainsi à la clarinette un répertoire très fourni. Elle est omniprésente dans tous les styles de Musique (jazz, classique, contemporain, traditionnel…), son timbre doux et chaud dans le registre grave pouvant s’avérer extrêmement brillant dans l’aigu.

L’enseignement :

On peut en jouer dès 6 ans, mais l’apprentissage de la clarinette se fait à tout âge.

Les modèles d’étude en ébonite aux alentours de 500 € sont de bonne facture et pourront se garder longtemps, mais il est possible de trouver des clarinettes (chinoises) bien moins chères (à partir de 200 €), mais dont la qualité est hélas souvent inversement proportionnelle au prix…

Des modèles légers en UT, spécifiques « petites mains » avec clétage simplifié sont également disponibles pour jeunes débutants.

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